Festival international du documentaire

Blog Pilote

Astrid Ofner [JURY NATIONAL]

Pouvez-vous retracer votre parcours ?

Je prĂ©fĂšre ne pas parler de parcours, mais plutĂŽt des rencontres- imprĂ©vues, inattendues, fortuites – qui dĂ©terminent les dĂ©cisions que l’on prend et les choses que l’on fait. Ce qui compte pour moi ce sont les relations qui en rĂ©sultent et qui nous font tels que nous sommes.

Qu’attendez-vous du cinĂ©ma dit “documentaire” ? Quel sens a ce mot pour vous ?

L’aveuglement du rĂ©el. Ou pour citer Jean-Claude Rousseau : “Le documentaire, ça n’existe pas. Chaque film est fiction.” Personnellement, j’attends la naissance d’une image. C’est ce qui m’intĂ©resse au cinĂ©ma, dans un documentaire aussi bien que dans une fiction. L’image projetĂ©e fait-elle surgir en moi une image - insaisissable – Ă  travers de l’Ă©cran, au-delĂ  de l’Ă©cran ? L’important, c’est le rapport au rĂ©el, la rĂ©alitĂ© de l’expĂ©rience.

Vos principales influences en tant que cinéaste ?

Je ne peux pas parler d’influences, je veux plutĂŽt parler des expĂ©riences profondes que j’ai vĂ©cues : les sentiments Ă©veillĂ©s par une phrase de Marguerite Duras, Ă©prouvĂ©s dans une Ă©glise Ă  Rome ou lors d’une journĂ©e d’Ă©tĂ© Ă  la mer ; la lumiĂšre au mois d’aoĂ»t et la senteur des pins Ă  midi. Et les images qui ont surgi en moi Ă  la vue des arbres dans un film de Carl Theodor Dreyer.

Vous ĂȘtes Ă©galement programmatrice Ă  la Viennale. Quel regard portez-vous sur le cinĂ©ma actuel, quelles sont vos attentes ?

Je voudrais qu’un film me surprenne.

Vos projets ?

Abschied von den Eltern, dance for a time. D’aprĂšs Peter Weiss.

Comment envisagez-vous votre rÎle comme membre du jury de la Compétition Française ?

Qu’il ne soit pas un rĂŽle.

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